La communication annuelle réglementée des entreprises est d’une absolue nécessité sur les plans juridique, économique et financier. Pour autant, s’en contenter serait se débarrasser à bon compte d’une véritable occasion de communiquer la réalité de l’entreprise que les chiffres ne révèlent pas.
1. Confondre conformité et communication
Un RA (URD, RFA, DPEF/CSRD…) doit bien sûr être conforme — mais ce n’est pas un support de communication. C’est un outil d’information.
2. Se leurrer sur le lectorat
Une expression écrite prudente et aseptisée atteint un objectif – être dans les clous de la réglementation– et une seule cible – les spécialistes de la valeur financière–. Pour les autres cibles, n’y comptez pas !
3. Privilégier les chiffres
Les chiffres sont essentiels parce que factuels. Ils racontent un bout de l’histoire de l’entreprise quand ils sont comparés à l’exercice précédent. Mais ils sont loin de dire la réalité. Ils ont même capables, parfois, de la masquer !
4. Multiplier les messages au lieu d’assumer un angle
Une bonne communication annuelle corporate doit choisir un angle éditorial et éviter la liste des “faits marquants” alignés comme des repères sans relief. À trop vouloir en dire, on perd son lectorat. Respecter le principe “pas plus de trois idées clés par double page”.
5. Oublier le pouvoir de l’écrit imprimé
On accorde au numérique, souvent à raison, toutes les vertus en matière de communication. Attention ! Des chercheurs (Ross B., 2017 ; Peras 2023) ont démontré que la lecture sur support papier permet une meilleure compréhension et mémorisation qu’une lecture sur écran.
6. Ne pas montrer ce qui a vraiment compté
Les RA ont une obligation d’exhaustivité, ce qui leur confère le titre de document de référence. Il est évidemment indispensable et garant de la transparence, d’autant plus qu’il est soumis à de stricts contrôles (commissaires aux comptes, AMF, Cour des comptes…). Mais pour autant, il ne met pas en évidence ce qui doit être su. Le livre d’année (yearbook) est édité pour cela.
7. Ne pas exploiter la matière en interne
Une publication annuelle peut et doit être un rendez-vous pour les collaborateurs. Elle va servir aux ressources humaines, à la marque employeur, à la cohésion de l’entreprise et est un outil, par excellence de communication interne. Le RA réglementé ne peut remplir ce rôle. Le livre d’année (yearbook) est aussi édité pour cela.
C’est ce que, en tant qu’éditeur passionné par les entreprises, les hommes et les femmes qui y œuvrent et le fruit du travail qui s’y déploie, nous nous efforçons de réaliser chez Spiraltis.