Le CSRD : un outil indispensable, mais illisible…

Passer d'un fouillis indif-geste de chiffres, tableaux et graphiques à un ouvrage édité agréable à lire.

Le Document de Performances Extra-Financières (DPEF), devenu le CSRD, est un document technique, rigoureux, normé. Document essentiel sur le fond, il a subi de nombreuses évolutions depuis 10 ans sur la forme, tendant à en faire une chose technocratique, certes indispensable, mais illisible.

Du DPEF au CSRD, la longue histoire des directives européennes en action

Pour mémoire, ce document a été imposé aux grandes entreprises (cotées, banques, assurances) en 2014, suite à l’adoption d’une directive au niveau européen. Il s’agissait alors de publier des informations non-financières (environnement, social, gouvernance) dans leur rapport annuel ou rapport de gestion. Nous nous étions réjouis, à l’époque de cette initiative : moins de green washing, plus de déclarations sourcées et documentées.

En 2017, la transposition en France de cette directive donne naissance au DPEF. Il s’agit, pour les entreprises dépassant certains seuils de publier un contenu incluant le modèle d’affaires, risques sociaux/environnementaux/gouvernance, politiques mises en œuvre, résultats.

Entre 2018 et 2022, la mise en œuvre progressive du DPEF s’accompagne de quelques contraintes. Par exemple : le DPEF doit être publié dans le rapport de gestion, sur le site internet de la société, et dans le cas de sociétés cotées, inséré dans le Document d’Enregistrement Universel (URD). Il doit être contrôlé par un organisme tiers (OTI) ou les commissaires aux comptes, selon certains seuils. Entre 2023 et 2025, suite à l’adoption de la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive, le DPEF « historique » cède progressivement la place. Les obligations vont s’étendre à un plus grand nombre d’entreprises, avec calendrier de mise en œuvre progressive, format numérique standardisé, normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards). Fin (provisoire ?) du grand chamboule-tout réglementaire européen.

Un problème de lisibilité éditoriale

Les entreprises doivent prouver, justifier, documenter, démontrer. Ce qui est une excellente chose. Rien n’est plus détestable ou regrettable que des déclarations en forme de promesses, non tenues bien sûr. Mais sur le plan éditorial, le résultat est indigeste : des tableaux, des référentiels, des indicateurs multiples, des normes ESRS. À tout vouloir figurer, posture vertueuse, on s’approche de l’abstraction, résultat illisible.

Un problème de langage

Le DPEF/CSRD emploie une technolangue qui n’est décryptable que par un petit nombre de spécialistes. La vulgarisation n’est pas son sujet. Comme souvent, la tentation de céder au jargon est forte. Techniquement, l’ouvrage est correct et coche toutes les cases exigées par la réglementation. Sur le plan de la communication, c’est ennuyeux à mourir.

Un problème de récit

Le DPEF/CSRD ne dit jamais, ou presque, qui a agi, comment, pourquoi, et ce que cela change pour les équipes ou pour l’écosystème dans lequel évolue l’entreprise. Pourtant, la transition écologique (qui fait partie des sujets “réglementés” par les directives européennes) est humaine, incarnée, politique et sociale. Une succession de ratios ne fait pas un narratif dans un contexte où l’écologie intégrale (anthropocentrée et environnementale) devrait se manifester en majesté !

Notre solution : la combinazione !

Au DPEF/CSRD qui se nourrit de preuves, il faut ajouter le Yearbook à qui reviendra le récit. C’est la combinaison des deux qui crée une communication durable et lisible. Et c’est ce que, en tant qu’éditeur passionné par les entreprises, les hommes et les femmes qui y œuvrent et le fruit du travail qui s’y déploie, nous nous efforçons de réaliser chez Spiraltis. Les entreprises doivent travailler avec un éditeur (Spiraltis) dont la passion est de transmettre des messages, des histoires fortes et marquantes à travers la lecture de ses ouvrages.